
Javier Tebas déclare que la position de Gianni Infantino en tant que président de la FIFA est insoutenable. Il soutient qu’Infantino « détruit l’essence même du football » et appelle à une réforme à tous les niveaux du sport.
Critiques de Tebas envers Infantino
Le président de La Liga, qui a critiqué de manière constante le régime actuel de la FIFA, a affirmé que « l’ère Infantino est finie ». Il a également demandé que le contrôle du football soit élargi au-delà de l’élite actuelle.
Bien que les propos de Tebas ne surprennent personne dans le milieu, ils renforcent le discours critique à l’égard d’Infantino. Ce dernier persiste à vouloir rester à son poste, malgré ses plans secrets, désormais abandonnés, de vendre une part de la Coupe du Monde à des investisseurs privés.
Appel à la démission et soutien croissant
Dans une interview accordée au journal français Le Monde, Tebas a réitéré son appel à la démission d’Infantino. Cette demande avait été formulée pour la première fois après la Coupe du Monde, mais avant le scandale de la vente. « Pour moi, le temps de Gianni Infantino est largement révolu, » a-t-il déclaré.
« Je ne dis pas cela à cause des événements récents ; j’ai remarqué ce style de gestion depuis longtemps, alors que tout le monde semble le découvrir seulement maintenant.
Gianni Infantino n’est pas quelqu’un qui contribue à la croissance du football. Au contraire, ses projets détruisent l’essence même du sport : les ligues nationales.

Infantino se bat pour conserver son poste, malgré une tentative de plus en plus coordonnée de la part des responsables du football européen et d’autres pour le destituer. L’UEFA a clairement indiqué qu’elle considère la poursuite de la direction d’Infantino dans le football mondial comme insoutenable. La fédération norvégienne de football a demandé au président de se retirer. Plusieurs associations européennes ont également retiré leur soutien pour un nouveau mandat d’Infantino à la tête de la FIFA.
L’UEFA a confirmé samedi qu’un « paiement de départ » avait été effectué à une employée de sexe féminin, qui aurait eu une relation avec Infantino lors de son mandat en tant que secrétaire général de l’organisation il y a plus de dix ans.
Le Daily Telegraph a rapporté vendredi soir que cette femme avait reçu une somme à six chiffres après la relation présumée, des allégations que la FIFA a qualifiées de « catégoriquement fausses ».
Samedi soir, la FIFA a publié un communiqué accusant les détracteurs d’Infantino d’essayer de le destituer avant l’élection présidentielle prévue en mars prochain.
« Ceux qui n’ont pas le soutien des associations membres de la FIFA ne devraient pas chercher à obtenir par allégation, insinutation ou désinformation ce qu’ils ne peuvent pas réaliser par les processus démocratiques établis de la FIFA, » a déclaré le communiqué.
Infantino bénéficie également du soutien de nations importantes en dehors de l’Europe, comme le Mexique, co-organisateur de la Coupe du Monde, et l’Argentine, finaliste. L’UEFA affirme qu’un boycott éventuel de tous les tournois de la FIFA est toujours à l’étude, alors que la Coupe du Monde féminine des moins de 20 ans doit débuter en Pologne le 5 septembre.