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27.08.2026
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Nicolas Hourcade : les affrontements entre hooligans à Paris étaient prévisibles

« Les risques étaient identifiés » : les affrontements entre hooligans à Paris étaient prévisibles selon le sociologue Nicolas Hourcade

Nicolas Hourcade, sociologue et professeur agrégé de sciences sociales à l’école centrale de Lyon, s’exprime sur les incidents survenus jeudi soir à Paris, qui ont fait six blessés. Au total, 65 personnes ont été placées en garde à vue, alors que la finale de la Coupe de France entre Nice et Lens se profile pour ce vendredi soir.

Lorsqu’on lui demande son avis sur ces affrontements entre hooligans, il souligne que « les principaux incidents entre supporters qui souhaitent s’affronter se produisent généralement la veille des matchs. Les jours de match, la sécurité autour des stades et dans le centre-ville est renforcée. Les supporters se déplacent la veille pour montrer leur capacité à mobiliser un grand nombre dans une ville où ils peuvent croiser des adversaires. Cette logique dépasse largement le cadre d’une finale de Coupe de France, impliquant des supporters niçois ou parisiens. »

Hourcade précise qu’il n’existe pas de précédents notables avant une finale de Coupe de France.

« Cela arrive fréquemment lors de déplacements européens, mais pour les finales de Coupe, les incidents se produisaient plutôt l’après-midi, près des gares, points d’accès pour les supporters arrivant à Paris. De tels affrontements comme ceux d’hier peuvent se produire car certains supporters visiteurs arrivent un ou deux jours avant le match. »

Concernant le risque associé au match, il indique qu’il est évalué à 3 sur 5 par la division nationale de lutte contre le hooliganisme (DNLH). Interrogé sur l’impossibilité d’anticiper de tels incidents, il confirme que « les risques étaient identifiés. Sur de grands matchs comme celui-ci, il est courant que les supporters en déplacement soient accompagnés par des groupes amis, comme ceux de Lille, Nancy ou Sarrebruck. Ce n’est pas atypique. » Il ajoute que depuis 2010, date du plan Leproux, certains groupes hooligans se sont manifestés plus loin du stade et en amont. En conclusion, il note que si 65 personnes ont été placées en garde à vue, cela indique qu’un dispositif policier avait été mis en place, mais il préfère ne pas s’exprimer davantage sur ce sujet.