
Alors que l’incertitude plane sur l’avenir des Girondins de Bordeaux, le club devait initialement jouer un match de 3e tour de la Coupe de France ce week-end sur le terrain de l’ES Saintes. Cependant, cette rencontre semble compromise suite aux déclarations de Johan Bernardin, vice-président du club hôte, dans une vidéo diffusée sur Facebook, où il a affirmé qu’il ne souhaitait pas organiser cet événement, notamment en raison de l’accueil de 2000 supporters bordelais, dont 200 ultras.
« Le match ne se jouera pas ce week-end à Saintes. »
Si les exigences de la préfecture de la Charente-Maritime étaient respectées, le club amateur devrait débourser près de 40 000 euros pour assurer la sécurité avec la présence des forces de l’ordre. Selon le vice-président, l’ES Saintes ne peut pas assumer un tel coût et ne souhaite pas non plus déclarer forfait. Il a donc demandé à la Ligue de Football de Nouvelle-Aquitaine et à la Fédération française de football de trancher sur cette situation. À défaut, le club envisagera de déposer un référé suspension contre l’arrêté d’interdiction du match, qui devrait être publié sous peu.
Dans un communiqué, la Ligue de Football de Nouvelle-Aquitaine a exprimé son indignation face à cette situation et a appelé les services de l’État à intervenir. Elle a également soulevé des questions sur la possibilité que ce type de situation se reproduise à l’avenir. Malgré plusieurs alternatives envisagées, telles que déplacer la rencontre à Bordeaux ou la jouer sur un autre terrain affilié à la LFNA, aucune solution n’a pu être mise en place en raison des mêmes contraintes financières.
L’organisation a souligné que « les exigences nécessaires à cette sécurité doivent rester compatibles avec la réalité économique et humaine du football amateur. » Elle a ajouté : « La Coupe de France est la « Coupe de tous les possibles », elle doit le rester. Le football réserve déjà assez d’incertitudes sur le terrain pour que l’issue d’une rencontre soit déterminée avant même son coup d’envoi par des obstacles administratifs. (…) Le football amateur, ses clubs et ses milliers de bénévoles méritent que nous trouvions collectivement des moyens de rendre cela possible. »