
Le jeudi 29 octobre, les clubs du groupe C de National 1 ont émis un communiqué commun destiné à la Fédération française de football (FFF). Ils protestent contre l’intégration tardive de l’UF Touraine au début de la saison.
Depuis deux mois, la colère des clubs ne cesse de grandir et elle est désormais exprimée publiquement. Quatorze clubs du groupe C ont décidé de faire entendre leur voix par le biais d’un communiqué. Seules Châteauroux et Troyes n’ont pas adhéré à cette démarche. Tout a commencé avec une décision prise peu avant le coup d’envoi de la saison 2026-2027, en août dernier.
Intégration tardive de l’UF Touraine
Tout a débuté le 20 août, lorsque la FFF a annoncé l’ajout de l’UF Touraine dans le groupe C. Cette décision faisait suite à une proposition de conciliation du CNOSF, acceptée par le Comité exécutif deux jours plus tôt. Le championnat devait reprendre le lendemain, ce qui a conduit à une augmentation du nombre d’équipes de seize à dix-sept. Quatre nouvelles journées ont été ajoutées au calendrier, entraînant une relégation supplémentaire à la fin de la saison. Ainsi, le groupe C comptera quatre relégations, contrairement aux trois des groupes A et B.
Depuis la fin août, les clubs ont adressé plusieurs courriers à la FFF. Le Progrès a eu accès à ces échanges. Le 29 septembre, Jean-François Vilotte, directeur général de la Fédération, a refusé toute aide exceptionnelle. Lors d’une relance le 19 octobre, la FFF a dirigé la réponse vers son directeur des compétitions nationales, Christophe Drouvroy, qui a expliqué les raisons de ce refus, tout en laissant une possibilité d’examen au cas par cas pour les clubs qui souhaiteraient fournir des justificatifs.
Du côté des dirigeants, la patience a atteint ses limites. Certains estiment qu’ils sont pris à la légère et évoquent même la possibilité d’un boycott. « On est prêts à ne pas jouer », confie un dirigeant à un quotidien régional. Ce n’est pas la première fois que le groupe C connaît des perturbations : la saison précédente, Créteil, Lusitanos Saint-Maur et Bobigny, trois clubs d’Ile-de-France, avaient déjà été intégrés à une poule à forte consonance sudiste.
Conséquences financières et sportives
Le principal problème réside dans les finances. Deux matchs supplémentaires représentent une charge imprévue pour les budgets des clubs. De plus, cela implique un long déplacement en Touraine. Sur le plan sportif, les clubs doivent également composer avec un nouvel adversaire et une relégation supplémentaire à gérer.
Dans leur communiqué, les clubs demandent également une indemnité kilométrique portée à 7 euros par kilomètre pour les clubs de National, ainsi qu’une évolution de la licence club en proportion et une révision du système de relégation. La décision appartient désormais à la FFF.