13.09.2026
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Waldemar Kita, après presque 20 ans au FC Nantes, envisage une vente du club

Après presque vingt ans à la tête du FC Nantes, Waldemar Kita n'a jamais été aussi proche de vouloir vendre le club

Waldemar Kita demeure aux commandes du FC Nantes, mais sa lassitude est palpable. Alors qu’il s’apprête à célébrer ses vingt années à la tête du club l’été prochain, il semble plus que jamais sur le point de transmettre les rênes de cette institution qu’il dirige sans véritable opposition, avec l’appui de son fils Franck, directeur général délégué.

Sa volonté de changement se manifeste par une impatience qui entrave sa vision à long terme, illustrée par sa frénésie à changer d’entraîneurs. Le dernier épisode en date a eu lieu fin août, lorsque Michel Der Zakarian a été remplacé par Grégory Poirier après seulement deux mois d’exercice et trois défaites consécutives en L2.

À 73 ans, cet homme d’affaires franco-polonais a connu davantage d’échecs que de succès. Bien qu’il ait célébré une montée en L1 dès son arrivée, il a également dû faire face à deux relégations, dont celle de mai, qui ont laissé des séquelles, tant sur le plan personnel que professionnel. La victoire en Coupe de France 2022 et la campagne en Ligue Europa qui a suivi ne sont qu’une parenthèse enchantée. Son désir d’explorer des offres a pris de l’ampleur ces dernières années, même si son discours a souvent semblé contradictoire.

Aujourd’hui, Kita confie vivre « très, très mal » cette descente, comme il l’a expliqué longuement à Presse Océan ce samedi. « J’essaie de me remotiver car je suis quelqu’un qui ne se laisse pas aller, mais ça n’a pas été évident du tout. » Son état d’esprit actuel? « Il est normal que je puisse éprouver un certain ras-le-bol. » Il ajoute : « Mais je suis encore là. Pour aider à la bonne marche du club. »

Le dirigeant, qui est rarement présent à la Jonelière, a également abordé la question d’un éventuel rachat du FC Nantes. « J’ai toujours dit que s’il y a des propositions, on se mettra autour d’une table, on discutera. Mais rien n’est fait, rien n’est sérieux. » Il précise qu’aucune des « trois propositions » reçues n’a été concrétisée, sans toutefois en révéler l’origine ou la valeur de son club : « Il n’y a pas de prix. Ça peut valoir zéro comme ça peut valoir beaucoup. Maintenant, le prix n’est plus le même depuis qu’il est descendu en L2. »