
Les attentes des supporters français envers leur équipe nationale avaient atteint des sommets inégalés : une demi-finale le jour de la fête nationale, Kylian Mbappé en héros, une équipe invaincue. Partout dans le pays, les bars étaient remplis de spectateurs prêts à faire éclater des feux d’artifice en attendant la finale.
Cependant, la soirée s’est révélée inattendue et morose, les rues se vidant rapidement. Le mercredi matin, la presse française tentait de digérer la déception suite à cette défaite en demi-finale de la Coupe du Monde, tout en saluant la performance de l’Espagne au Texas, tout en peinant à comprendre la chute des Bleus.
Réactions de la presse sportive
Dans son compte rendu, l’édition papier du journal sportif français L’Équipe a titré : « Démolis ». L’aventure de la Coupe du Monde de la France « méritait mieux que ce désastre de match, cette catastrophe stratégique et émotionnelle », a écrit Vincent Duluc. Il a ajouté que la France ne pouvait même pas se plaindre d’avoir perdu à cause de « ce sentiment de n’avoir presque pas vraiment joué, et de trahir la magie de ce rêve américain ».
Duluc a estimé que l’équipe n’était pas physiquement à la hauteur, avec des erreurs techniques et, surtout, des joueurs qui semblaient « mentalement accablés par la dimension émotionnelle du match ».
Une déception collective
Après que l’équipe ait été placée sur un piédestal par les fans pendant des semaines, le correspondant du Monde, Alexandre Lemarié, a exprimé sa tristesse. « La chute est aussi brutale que douloureuse », a-t-il écrit. C’était une « déception cruelle », surtout compte tenu des performances jusqu’à présent : « Un échec collectif ».

Cette demi-finale sera difficile à oublier pour toutes les mauvaises raisons, a noté le correspondant du journal régional La Voix du Nord, affirmant qu’elle « restera un cauchemar ». Ouest France a titré sa première page avec « La fin du rêve américain » sur une photo de Mbappé, la tête dans les mains. « Ils sont tombés de très, très haut », a écrit Libération.
Dans Le Figaro, Baptiste Desprez a exprimé sa désillusion, mais a reconnu le talent de l’Espagne. « Les Bleus, étouffés, malmenés et incapables de réaliser trois passes malgré leur promesse au début de la compétition, ont affronté des joueurs plus forts qu’eux », a-t-il écrit. « C’est triste. Exaspérant. Mais c’est le sport. Les plus forts ont gagné. »