
Damien Perrinelle, désormais entraîneur principal du Red Star, est un visage connu de la Ligue 2. À travers ses passages à Créteil, Clermont, Boulogne ou Istres, ce grand défenseur central a marqué les esprits par son sérieux et sa discrétion. À 42 ans, il entame une nouvelle aventure qui le propulse sur le banc pour la première fois.
Cette volonté de coaching a germé en 2014, lorsqu’il a pris la décision, à près de 30 ans, de tenter sa chance aux États-Unis. « J’avais l’impression d’avoir fait le tour en France et je voulais voir autre chose, sortir de ma zone de confort. J’étais capitaine à Clermont et j’avais un contrat de trois ans à ma disposition, mais ce n’était plus moi », confie-t-il.
Lors d’un essai à Kansas City, une opportunité avec les New York Red Bulls se présente, et Perrinelle n’hésite pas. Ce fut une découverte d’un football et d’un management radicalement différents. « J’ai découvert une manière très différente d’aborder le football, de coacher, une vision nouvelle aussi du management. Tout était singulier, dans l’approche du jeu et surtout dans la relation humaine. J’avais le sentiment qu’on se faisait tous confiance, sans calcul ni manoeuvre. Je me suis épanoui sur le terrain et hors du terrain. »
Au cours de son expérience américaine, sa passion pour le coaching grandit. Ses rencontres avec des figures comme Jesse Marsch, l’entraîneur des Bulls, Gérard Houllier ou Thierry Henry l’ont beaucoup influencé. Grâce au réseau Red Bull, il rejoint l’AS Monaco, où il a pu décrocher son BEPF (brevet d’entraîneur professionnel de football) et acquérir une richesse d’expérience en tant qu’adjoint. « J’ai pris de chacun », avoue-t-il.
À la fin de la dernière saison, Perrinelle ressent le besoin de franchir une nouvelle étape. Cette montée en grade ne se fera pas à Cercle Bruges, mais bien au Red Star, un club qui lui est cher, étant originaire de Suresnes et ayant été formé au Racing. Le projet du Red Star évoque pour lui son expérience américaine. « Le tout premier échange avec Grégory Dupont m’a convaincu. On a la même vision du jeu, mais aussi celle de grandir ensemble, de développer des joueurs, de faire progresser un effectif et un club. Et les relations avec lui, le président Patrice Haddad et Pauline Gamerre, la directrice générale, sont hyperfluides. Il faut aussi avoir du courage pour donner sa chance à un jeune entraîneur comme moi. J’ai l’impression de rentrer à la maison. » Un partenariat qu’il espère fructueux.