20.08.2026
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Les supporters de Nice expriment leur colère envers les propriétaires du club

Nice fans direct fury at owners as club falls into Ligue 1 relegation playoff

Les joueurs et le personnel de Nice avaient été agressés par leurs propres supporters il y a quelques mois. Dimanche soir, leurs ultras ont envahi le terrain après un match nul sans but contre Metz, obligeant les joueurs à se précipiter dans le tunnel. Cela illustre parfaitement l’ampleur de l’échec d’Ineos et la colère qu’il suscite parmi les supporters du club.

La saison de Nice a débuté avec des qualifications pour la Ligue des champions et pourrait se terminer par une relégation en Ligue 2. Leur incapacité à battre Metz lors de la dernière journée de la saison signifie qu’ils devront affronter Saint-Étienne dans un barrage de relégation en deux matchs plus tard ce mois-ci. Ce timing est catastrophique pour Ineos, qui cherche à se retirer après avoir échoué à transformer le club en concurrent de la domination du Paris Saint-Germain, son objectif affiché lors de l’achat de Nice pour 100 millions d’euros en 2019.

Une saison marquée par des échecs

Pour éviter le barrage de relégation, Nice devait accomplir quelque chose qu’il n’avait pas réussi à faire depuis le 29 octobre : gagner un match de Ligue à domicile. Ils n’auraient pas pu espérer de meilleurs adversaires. Metz était déjà relégué et n’avait remporté que trois matchs de championnat cette saison, aucun d’entre eux sous la direction de Benoît Tavenot, nommé en janvier. En fait, Tavenot cherchait à obtenir sa première victoire de la saison, n’ayant pas non plus remporté de match en 11 rencontres à Bastia avant son départ en octobre. Il terminerait la saison sans victoires, avec neuf nuls, 18 défaites et deux relégations.

Nice fans invade the pitch after their goalless draw against Metz at the Allianz Riviera.

La tâche semblait simple, mais Nice l’a rendue herculéenne. « Mettez-vous au travail, » chantait le public avant le coup d’envoi. Même avant le début du match, l’ambiance était curieuse, partagée entre colère, célébration et anticipation. « Tous à Paris, » pouvait-on lire sur une banderole, en référence à leur finale de Coupe de France contre Lens dans la capitale vendredi. Un autre grand tifo célébrait le capitaine du club, Dante, qui espérait jouer son dernier match à l’Allianz Riviera avant de prendre sa retraite à 42 ans.

La colère des supporters et ses conséquences

La colère des supporters a rapidement éclipsé leurs autres émotions, tout comme leurs deux matchs contre Saint-Étienne dans le barrage de relégation occulteront la finale de la Coupe de France. « Ce n’est plus du tout une priorité, » a déclaré le co-président de Nice, Jean-Pierre Rivère. L’équipe se rendra au Stade de France avec d’autres préoccupations, tout comme Reims l’a fait la saison dernière, lorsqu’ils ont perdu contre le PSG en finale de la coupe avant de s’incliner face à Metz dans le barrage. Yehvann Diouf, qui a joué dans ces trois matchs pour Reims l’année dernière avant de rejoindre Nice cet été, sera désespéré d’éviter que l’histoire ne se répète.

Des signes d’alerte existaient pour Nice, mais peu pensaient qu’il en arriverait là. Leurs objectifs avant la saison étaient flous. Un retour en Europe, sans préciser quelle compétition, était attendu mais jamais formulé clairement. Avec Ineos concentré sur Manchester United, les investissements à Nice se sont taris. Des joueurs clés comme Evann Guessand et Marcin Bulka ont été vendus et leurs remplaçants n’étaient pas à la hauteur ; Kevin Carlos, engagé pour remplacer Guessand, n’a pas réussi à marquer en Ligue. D’autres joueurs semblaient réticents à rejoindre le club, Mahdi Camara ayant snobé Nice pour signer à Rennes.

Franck Haise s’était plaint de ne pas avoir les joueurs nécessaires pour viser l’Europe à l’automne et avait même ajouté qu’il ne pouvait tout simplement pas « constituer un groupe » à partir de l’effectif. La colère parmi les supporters s’est intensifiée et a été largement dirigée vers les joueurs, bien que le directeur sportif, Florian Maurice, n’ait pas été épargné, tout comme Fabrice Bocquet, qui avait brièvement remplacé Rivère en tant que président.

En novembre, Terem Moffi et Jérémie Boga ont été agressés en descendant du bus de l’équipe devant le centre d’entraînement du club après un retour d’une défaite à Lorient. Les deux joueurs ont quitté le club, Bocquet est parti peu après et Haise a également disparu d’ici la fin de l’année.

De plus, sa décision de rappeler Claude Puel comme entraîneur s’est révélée désastreuse. Rivère a estimé qu’Haise avait perdu son combat, et ainsi une décision commune de se séparer a été prise en décembre. Puel a dirigé deux victoires en 18 matchs de Ligue. Ses tactiques et ses choix ont été à juste titre critiqués. Mais les maux sont omniprésents et, alors que les sifflets résonnaient autour de l’Allianz Riviera, presque incessamment au cours d’un match nul insipide, il était difficile de discerner qui était la cible de cette colère. Tout le monde, avait-on l’impression.

La tension montait et, lorsque les ultras du club sont descendus de la seconde à la première division à la mi-temps, on pouvait être sûr qu’ils ne le faisaient pas pour une meilleure vue. Leur déferlement sur le terrain à la fin du match a été suivi de troubles autour du stade tard dans la nuit ; le personnel, les invités et les journalistes – y compris moi-même – ont été bloqués dans le stade jusqu’après minuit.

Puel a déclaré que leur « déception est légitime » et Rivère a appelé à « l’unité ». Mais la fracture à Nice est très profonde. Personne au club ne semble capable de la réparer et, avec des discussions avec des acheteurs potentiels en cours, cela ne sera peut-être bientôt plus la préoccupation d’Ineos. S’ils vendent cet été, ils laisseront derrière eux une traînée de destruction.