UTC
02.09.2026
Temps de lecture 3 min

Benoît Bastien, nouveau directeur technique de l’arbitrage : « Je suis un homme de défis ! »

Lors de la conférence de presse de rentrée de la Direction de l’Arbitrage, qui s’est tenue ce mercredi à la Fédération Française de Football, les nouvelles orientations pour la saison 2026-2027 ont été présentées par Antony Gautier, le directeur de l’arbitrage, ainsi que par Romain Delpech, le responsable du VAR, et le nouvel adjoint au directeur technique de l’arbitrage, Benoît Bastien (43 ans).

Dès les prochains mois, Benoît Bastien sera également en charge de la gestion des arbitres de Ligue 1, en raison de l’absence de Amaury Delerue, qui est en arrêt maladie depuis juin en raison d’une rupture du ligament croisé antérieur. Delerue doit subir une opération ce jeudi et devrait être éloigné des terrains jusqu’au début de 2026. M. Bastien, après avoir dirigé 526 matches dont 277 en Ligue 1, 24 en Ligue des champions et 24 en Ligue Europa, a fait la transition vers ce nouveau rôle qu’il trouve exigeant, avouant que cela lui prend « 20 heures sur 24 ! »

« Je suis un homme de défis ! Quand on a des responsabilités aussi importantes, cela satisfait le besoin de s’investir et de répondre à de fortes attentes », a déclaré l’arbitre. Il souligne qu’il a l’avantage de bien connaître l’environnement des arbitres de Ligue 1, ayant été parmi eux récemment. « Étant formateur dans l’âme et désireux d’obtenir le meilleur pour moi et pour le collectif, je suis très exigeant, avec la volonté de toujours progresser. Mon objectif est de développer les compétences arbitrales de chacun pour garantir un arbitrage de qualité supérieure. »

Benoît Bastien a également précisé qu’il souhaite faire avancer les arbitres dans tous les aspects de leur profession. « Nous allons mettre en place beaucoup de préparation et de suivi, avec des débriefings collectifs mais surtout individuels. Ce qui m’anime le plus, c’est l’individualisation, en étant le plus proche possible de chaque arbitre. Je désire effectuer un management spécifique, tant sur le plan technique qu’humain, en sachant que chacun d’entre eux a des marges de progression. »

Pour celui qui supervise trois divisions différentes, le VAR aura une importance particulière. « En Ligue 1, il est largement utilisé, tandis qu’il est inexistant en Ligue 2 et très limité en Ligue 3 avec un système de challenges. Il y a des différences majeures entre les trois Ligues, ce qui entraîne des spécificités dans le suivi et permet d’expérimenter. Il est essentiel de garder à l’esprit que la formation ne peut pas être la même. C’est justement ce qui rend cette tâche passionnante et enrichissante. Les arbitres doivent s’adapter au style de jeu des équipes et aux outils à leur disposition. La définition même du haut niveau, c’est d’être capable de s’adapter ! »