Interview

National – Sébastien Da Silva (Bastia): « Je garderai toujours le RAF dans mon cœur »

Il est de retour dans la région. Le temps d’une soirée, Sébastien Da Silva revient en Occitanie avec le SC Bastia pour affronter Sète ce samedi pour le compte de la 23e journée du National. Fer de lance de l’attaque corse, l’ancien avant-centre de Rodez revient pour Footpy sur son départ du club aveyronnais et son affection pour ce dernier.

 

Cela fait un an que vous évoluez à Bastia. Qu’est-ce qui vous a poussé le club corse ?

Après Rodez, avec lequel j’étais sous contrat, j’ai rejoint Fréjus. Le club me proposait un gros challenge avec l’ambition de monter en National. Or, au bout de la première saison, on a terminé second. Je n’avais dès lors plus envie de rester en N2. J’ai donc connu six mois compliqués au club en n’étant plus sur la même longueur d’ondes que les dirigeants. Il y avait trop d’amateurisme à mon goût. A Noël 2019, j’ai pris la décision de partir. Le coach bastiais Mathieu Chabert en prend connaissance et me contacte. Et trois jours après, je signais à Bastia.

 

Comment vous sentez-vous dans le collectif bastiais ?

On reste sur la même dynamique que la saison dernière avec la montée à la clé. On a conservé la même ossature en ajoutant quelques recrutements au groupe. Je prend beaucoup de plaisir au sein de l’effectif. On a un groupe qui sait être solidaire et uni. On gagne et on défend ensemble. On est de nombreux revanchards qui ont le même objectif, un peu comme à Rodez quand j’y étais.

 

Le RAF est monté en L2 un an après votre départ. Avec le recul, regrettez-vous d’être parti de Rodez ?

Avec le RAF, on s’était écroulé en fin de saison alors qu’on avait joué les premiers rôles toute l’année. Les Ruthénois ont ensuite réalisé une saison incroyable avec Ugo Bonnet qui a joué énormément. Je suis très content pour eux mais je n’éprouve aucun regret. J’avais le besoin de partir. Quand on prend des décisions justes, on est récompensé. Ce serait magnifique de retrouver le club en L2 la saison prochaine. Je leur souhaite de se maintenir.

Sébastien Da Silva n’oubliera jamais son passage à Rodez. (crédit: DDM / C.M.)

 

« Furiani, la plus grosse ambiance que j’ai connue dans ma carrière »

 

Après respectivement 13 et 14 points d’avance sur Le Mans (3e) et le Red Star (4e), commencez-vous à penser à la Ligue 2 ?

Ce serait mentir de dire qu’on n’y pense pas. Mais on sait qu’il reste beaucoup de matchs. J’ai déjà connu cette situation avec Rodez donc je suis bien placé pour en parler. On ne se projette pas plus loin que le match qui arrive. On ne s’occupe pas des choses parasites autour. Il ne faut pas s’enflammer, garder une ligne de conduite et continuer à avancer.

 

Vous êtes le meilleur buteur de votre équipe (8 buts, à égalité avec Anthony Robic). Vous êtes-vous fixé un objectif ?

Non. J’espère simplement en mettre encore autant mais je travaille surtout pour le collectif. Si je dois faire le sale boulot, je le ferai sans rechigner. Marquer reste la cerise sur le gâteau.

 

Bastia, c’est aussi ses supporters. Avez-vous pu connaître l’ambiance de Furiani ? Est-ce difficile de jouer sans le public corse ?

C’est mon plus grand regret de la saison qu’on ne puisse pas avoir nos supporters dans le stade. Quand on voit les matchs d’hommes que l’on fait, ça nous fait mal. Après, il y a des problèmes plus importants à gérer en ce moment. Mais j’espère que, quand tout sera terminé, on pourra savourer cette saison avec eux. Ce public nous donne une force incroyable. J’ai pu jouer devant nos supporters la saison passée. C’était la plus grosse ambiance que j’ai connue dans ma carrière. C’est un public passionné et exigeant à la fois. Quand on lui donne, il nous le rend. Il ne se passe pas une semaine sans un soutien de nos supporters. Même certains sont présents à l’extérieur.

 

Un dernier mot ?

Je souhaite à mes amis ruthénois de se maintenir en Ligue 2. Ma fille est née là-bas, je garderai toujours le RAF dans mon coeur. Et j’aurais un réel plaisir à revenir jouer à Paul Lignon avec Bastia.

 

National – 23e journée – Sète / Bastia, samedi 27 février à 19 heures.

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