Grand angle

JS Meauzac – Jules Tchimbakala, un départ réfléchi

La JS Meauzac va prendre un nouveau virage la saison prochaine. Après avoir dirigé la JSM pendant trois saisons, Jules Tchimbakala a annoncé son départ. Une décision mûrement réfléchie qu’il nous explique.

Comme le dirait le film (ou le bouquin pour les plus littéraires), l’amour dure trois ans. Dans le cas de Jules Tchimbakala, c’est son histoire avec la JS Meauzac qui se sera étirée sur ce laps de temps. « Nous avons eu une discussion il y a quinze jours et j’ai fait part de mon souhait de ne pas prolonger. Je pense que c’est la meilleure décision pour tout le monde » nous explique-t-il. « Après analyse, il m’a semblé qu’il fallait que j’arrête et que le club reparte sur un nouveau projet. Je suis quelqu’un de très fidèle. Si je m’en vais, c’est que c’est réfléchi » poursuit-il.

Il est vrai que ces trois saisons n’auront pas été de tout repos. Entre la situation sanitaire et le renouvellement de l’effectif chaque année, difficile de mettre en place un projet stable. « J’ai comme un goût d’inachevé. La première année, j’avais un groupe intéressant en termes de qualité mais la mayonnaise a mis du temps à prendre du fait de nouveaux joueurs. L’année d’après, j’ai dû reconstruire car de nombreux cadres sont partis. Ca s’est ressenti, sachant que nous avons recruté dans les divisions inférieures. Il fallait laisser du temps pour que tout se mette en place. Et cette saison, rebelote. J’ai reconstruit avec des joueurs jeunes qui arrivaient pour la plupart de niveaux inférieurs. J’ai pas mal bricolé mais à un moment donné c’est pesant »  détaille l’ancien coach meauzacois.

 

Des paliers non franchis

 

Les deux coupures ont aussi joué dans sa décision finale. « Cela m’a permis de décompresser. Je me suis rendu compte que le foot ne m’avait pas manqué. Et pourtant, je suis un drogué de ballon rond ! Mais je me suis dit que si je devais replonger, il fallait un projet intéressant. Je n’ai pas de regret et souhaite bonne chance à mon successeur » avoue-t-il sans détour.

Il gardera tout de même de bons souvenirs de son passage à la JSM. « Je remercie le président Eric Samara de m’avoir accordé une confiance totale. Je tiens aussi à saluer tous ceux qui ont été présents lors de mon parcours. Ce que je retiens, ce sont les émotions avec l’ensemble des composantes du club. Je leur souhaite bon vent et bonne continuation » dit-il.

Côté sportif, des matchs l’auront marqué. « Il y a eu de très belles rencontres. Je pensais qu’on pouvait franchir des paliers. Mais, par manque d’expérience ou d’agressivité voire d’ambition, on n’en pas a été capable. Comme ce match perdu à Bressols en Coupe de France cette saison où l’on est mené et par deux fois on revient au score avant de perdre aux tirs au but. Ou cette rencontre face à Portet l’année précédente toujours en Coupe où l’on mène 2-0 à la pause et on perd 2-4. Les joueurs ont lâché car ils étaient fatigués. Toutes ces petites choses m’ont usé. Je suis compétiteur et, même si on n’avait pas d’énormes ambitions, j’ai essayé de les pousser » regrette-t-il.

 

Pessimiste pour la reprise

 

Tchimbakala s’inquiète plus généralement pour la reprise post-Covid car tout le monde s’est habitué à une certaine situation. « Au-delà de deux saisons, il est difficile de tirer plus d’un même groupe. Il a besoin de relâcher. Les joueurs ont aussi du mal à donner. Ils ont pris des habitudes qui vont être difficiles à gommer lors de la préparation. Je ne suis pas très optimiste. Le foot va continuer de tourner mais on va perdre pas mal de choses. Les dirigeants sont notamment fatigués de cette situation » alarme l’ancien joueur du TFC.

Quoiqu’il en soit, ce dernier ne désespère pas repartir sur un nouveau projet. Mais il n’en fait pas une priorité. « J’ai envie de plus de légèreté. Même si je dois repartir plus bas, avec l’envie et la motivation d’un groupe de faire quelque chose, cela va m’attirer. J’aimerais apporter ma plus value, ma grinta. Si je n’ai pas de projet intéressant, je ne repartirai pas de suite. J’irai voir jouer mes enfants » reconnait-il. Ses proches, voilà un amour qui dure lui toute une vie.

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