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Coupe de France – Stéphane Saurat : « Une compétition que je prends à cœur »

Stéphane Saurat, le monsieur Coupe de France d'Alès (crédit: Midi Libre - Alexis Béthune)

Ce dimanche, Alès reçoit Fabrègues pour le compte des trente-deuxièmes de finale de la Coupe de France. Un dernier tour avant de retrouver les clubs professionnels. Mais surtout un niveau que le club gardois n’avait plus atteint depuis 23 ans (défaite en 16e à Pau, NDLR). L’entraîneur cévenol Stéphane Saurat espère bien voir son équipe poursuivre l’aventure, lui qui a connu de belles histoires avec cette compétition.

Après trois déplacements consécutifs, vous allez enfin jouer à domicile. Comment abordez-vous la rencontre ? La considérez-vous comme une finale ?

C’est une satisfaction d’évoluer à domicile après avoir parcouru 3000 kilomètres en trois weeek-ends (Narbonne, Limoges, Niort). Mais je ne considère pas ce match comme une finale. Nous sommes très heureux d’être en trente-deuxième de finale. Notre club, qui était pro il y a quelque temps (il était encore en D2 en 1996, NDLR), a déjà connu une demi-finale dans cette compétition. On a simplement envie que l’aventure dure le plus longtemps possible car on ne sait pas si on va reprendre la saison.

Comment gérez-vous justement cette saison particulière ?

Tout peut s’arrêter du jour au lendemain. D’ordinaire, on a le championnat pour oublier la Coupe de France. Mais, là, ça peut très bien être notre dernier match de la saison. J’ai une certaine inquiétude par rapport à ça. J’étais plus optimiste en décembre car, plus on va repousser la reprise, plus le fait de terminer le championnat sera impossible. Il faudra libérer de nombreux week-ends pour déjà finir la phase aller avant de penser à clôturer la saison.

Revenons-en à la Coupe de France. Vous avez connu de beaux parcours par le passé. Que représente-t-elle pour vous ?

C’est une compétition que je prends à cœur. Cela va au-delà d’une épreuve sportive. Il s’agit d’une aventure humaine. Quand on vit un beau parcours, ça marque à vie. Plus les tours passent, plus on touche à la magie de la compétition. Je ne pense pas que cela soit comparable dans d’autres sports. Après, on ne peut pas planifier une aventure en Coupe. Il y a beaucoup trop d’aléas. Il faut de la réussite, de la chance et aborder chaque tour, chaque adversaire avec la même rigueur, le même respect pour éviter toute surprise. Avant pourquoi pas d’aller battre les clubs pros.

Quel est votre meilleur souvenir ?

J’ai eu la chance de réaliser un beau parcours avec Mende en 2013. Nous avions été élus petit poucet de la compétition et nous avions reçu notre trophée au Stade de France. Le moment marquant, c’était cette victoire contre Arles-Avignon, alors en L2 (2-0). Nous évoluions en R2 à l’époque et je pense qu’il s’agit d’une des plus grosses surprises avec autant d’écart de divisions. Quand je revois mes anciens joueurs, ça reste toujours une émotion forte en repensant à ces moments.

 

Les Alésiens espèrent connaître la même joie ce dimanche que lors du dernier tour à Niort. (crédit: OAC)

« Offrir un seizième à mes dirigeants serait mon plus grand bonheur »

Pour ce trente-deuxième de finale, vous allez retrouver un adversaire que vous connaissez bien et que vous avez battu pour la dernière journée de championnat (3-0). Cela constitue-t-il un avantage ?

On les connait aussi bien que ce qu’ils nous connaissent. J’ai passé mes diplômes d’entraîneur avec l’un des deux coachs. Les joueurs se connaissent bien également, certains ayant même joué là-bas par le passé. Demain, ce sont deux équipes très proches qui vont s’affronter. Fabrègues possède l’un si ce n’est le meilleur potentiel offensif du championnat. Ce sera un match équilibré qui va se jouer sur des détails.

Quel sera la clé de la rencontre ?

Il faudra avoir de la réussite bien sûr. Mais il faudra surtout être présent dès le coup d’envoi car, avec la disparation de la prolongation, les équipes se livrent beaucoup plus. Il n’y a plus d’attentisme. L’équipe qui arrivera au mieux à gérer cela passera au prochain tour.

Malgré la situation sanitaire, sent-on toujours autant d’engouement autour de ce match ?

On vit ça différemment des autres saisons. Mais le club s’est organisé pour filmer et diffuser la rencontre. Les gens peuvent donc nous suivre à distance. Beaucoup de personnes me parlent d’ailleurs de la coupe. On sent toujours cette magie et je serais heureux de poursuivre l’aventure pour nos supporters. Si on pouvait aussi offrir un seizième de finale à nos dirigeants qui veulent redorer le blason de l’OAC, ce serait mon plus grand bonheur.

Coupe de France – Trente-deuxième de finale – Alès / Fabrègues, dimanche 21 février 2021 à 14 heures (rencontre diffusée sur la page Facebook d’Alès)

 

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