23.10.2026
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Mickaël Gas, ancien entraîneur de Nîmes, parle de son avenir : « Renouer les liens avec le public »

Entretien - Mickaël Gas, ancien coach de Nîmes : « Mon objectif principal, c’était de renouer les liens avec le public nîmois »

Un processus qui a pris du temps pour se clarifier. Après avoir été écarté de son rôle d’entraîneur par le Nîmes Olympique l’été précédent, remplacé par Helder Esteves, Mickaël Gas a enfin été officiellement libéré de son contrat ce mardi 20 octobre, plusieurs mois plus tard. Bien qu’il n’ait pas souhaité évoquer l’année restante de son contrat suite à sa deuxième position avec les Crocos dans le Groupe C de National 1 (anciennement National 2), il se concentre maintenant sur l’avenir de sa carrière d’entraîneur. Entretien avec Mickaël Gas, qui à 33 ans, aspire rapidement à relever un nouveau défi.

Mickaël, tu as été mis à l’écart de ton poste d’entraîneur après avoir réalisé une deuxième place et une montée ratée pour Ligue 3 l’année dernière. Quelles ont été tes impressions?

J’ai été véritablement surpris. Nous avions largement dépassé les objectifs fixés au début de la saison, mais c’est ainsi.

Quelles ont été les clés pour atteindre ce classement dans l’une des poules les plus difficiles de l’histoire du championnat de National 2 (désormais N1)?

Nous n’avons pas eu de doutes malgré le retard accumulé : passage tardif devant la DNCG, aucun joueur au 15 juillet. La cohésion que nous avons bâtie en peu de temps a été essentielle pour bien commencer le championnat. De plus, notre projet de jeu a été rapidement compris par les joueurs, ce qui nous a permis de vivre une saison exceptionnelle dans une poule très compétitive.

Tu as su redresser la situation des Crocos dans une saison qui semblait difficile. Quelles ont été tes méthodes?

Mon objectif principal, c’était de rétablir les liens avec le public nîmois. Je souhaitais un public qui s’identifie à mon équipe. C’est exactement ce qui s’est passé, nous avons créé une véritable forteresse à domicile. Nous avons su faire comprendre aux 23 nouveaux joueurs où ils mettaient les pieds, tout en nous adaptant à eux pour tirer le meilleur de chacun.

Comment gérer une telle situation avec sérénité en tant que Nîmois de cœur et d’origine?

J’étais confiant et impliqué. Je savais que je devais réussir chez moi, j’étais persuadé que ça allait fonctionner. Le contexte, je le maîtrisais parfaitement.

Revenir sur les terrains de National 1

Peut-on te revoir bientôt sur un banc en National 1?

Bien sûr, revenir sur les terrains de National 1 est ma priorité.

Ce serait alors ta première expérience en dehors de Nîmes. Ressens-tu de l’impatience ou le stress pourrait-il prendre le dessus?

Le métier d’entraîneur est très instable. Il est rare de voir des entraîneurs rester toute leur vie dans un même club. Je ne ressens aucun stress, plutôt une grande envie.

Les jeunes entraîneurs en ascension

Beaucoup de clubs peinent encore à démarrer leur saison après 7 journées. Les jeunes entraîneurs comme toi vont-ils être très sollicités?

Il est vrai que nous observons une montée en puissance des jeunes entraîneurs sur les bancs, c’est encourageant. Le football a évolué. Il est impératif d’obtenir des résultats, c’est tout.

Passion pour le métier d’entraîneur

Pour nos lecteurs qui n’ont pas pu assister à un match du Nîmes Olympique la saison dernière, comment te décrirais-tu?

Je suis animé par une grande passion pour le métier d’entraîneur. Dans ma vie quotidienne, je suis plutôt réservé, mais sur le terrain, je me libère (rires). Je vis pour ce métier. La semaine d’entraînement est cruciale car nous jouons comme nous nous entraînons, mais le jour du match, c’est mon moment préféré de la semaine!

Que peut-on te souhaiter?

De retourner très vite sur les terrains et de remporter des matchs.