09.10.2026
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Nantes face à l’incertitude de la vente, se concentre sur le match contre Reims

En plein processus de vente mais toujours dans le flou, Nantes lance son opération remontée au classement face à Reims ce samedi

Le FC Nantes se demande s’il changera de propriétaire cet automne. Cette question fait débat à Nantes depuis plusieurs semaines, alors que Waldemar Kita semble prêt à quitter le navire et examine toutes les propositions. L’une d’elles a retenu son attention, avec un processus de vente en cours, impliquant l’entrepreneur et ancien agent Paulo Tavares, fondateur de Phenix Sports Invest, qui présente un projet de reprise accompagné de partenaires et d’investisseurs. Cette acquisition, qui pourrait atteindre près de 100 millions d’euros hors bonus, a fait l’objet d’un compromis de vente signé le 29 septembre dernier.

Financements envisagés pour la reprise

Divers montages financiers sont envisagés pour cette reprise. Des rumeurs évoquent un investissement de 57 millions d’euros provenant d’un fonds d’investissement de Dubaï via le Luxembourg, ainsi que 38 millions d’euros via Luis Sousa, un agent portugais, portant ainsi le total à 95 millions d’euros hors bonus. De plus, un crédit de 30 millions d’euros via la holding Phenix serait envisagé, complété par un crédit vendeur de Waldemar Kita d’environ 20 millions d’euros, à rembourser par le club. Le vendeur bénéficierait également des montants échelonnés des transferts de Matthis Abline (30 millions d’euros pour Monaco) et de Tylel Tati (qui n’a pas encore quitté le club), avec un bonus potentiel de 20 à 25 millions d’euros en cas de montée en Ligue 1. Tavares, qui a commandé un audit du club, n’a pas répondu aux sollicitations ce vendredi.

Validation par la DNCG

Ce projet doit encore obtenir l’aval de la DNCG pour être validé. Si l’examen de l’autorité financière du football français s’avère favorable dans les semaines à venir, le club changera de mains. Il est important de noter que la DNCG a renforcé son pouvoir de contrôle depuis l’adoption, le 3 août, d’une loi relative à l’organisation, à la gestion et au financement du sport professionnel, ce qui lui permet d’approuver ou de rejeter la vente.

Réactions au projet de reprise

Actuellement, le projet ne semble pas susciter un accueil chaleureux dans l’écosystème nantais. La Brigade Loire a publié un communiqué le 1er octobre, affirmant qu’« une évidence s’impose : le FC Nantes doit changer de propriétaire. Mais pas à n’importe quel prix. Et surtout pas pour troquer la peste pour le choléra. (…) Nous nous interrogeons aussi bien sur la consistance et le sérieux du projet que sur sa solidité financière ».

Mardi, le comité social et économique du club, consulté conformément à la législation, a émis un avis défavorable à l’unanimité, exprimant ses craintes concernant « des conséquences injustes, graves et irréversibles sur l’emploi des salariés, la pérennité de l’entreprise et plus globalement l’avenir du FC Nantes ». De son côté, la Métropole a précisé par l’intermédiaire d’Emmanuel Terrien, vice-président chargé des sports et des équipements sportifs, qu’elle observe « l’avenir du FC Nantes avec la plus grande attention. C’est une société privée. La Métropole n’a donc pas à choisir qui en sera demain le propriétaire. En revanche, si un changement devait intervenir, nous rencontrerions le repreneur pour discuter du projet sportif et des ambitions du club ».

Concentration sur le match contre Reims

Un climat de scepticisme et de résistance entoure ce projet, tandis qu’une certaine confiance semble émaner du côté de Tavares. Dans ce contexte, les Canaris, actuellement 15es de Ligue 2 avant la 8e journée, à 3 points de Metz (5e), affrontent ce samedi après-midi Reims, qui reste invaincu cette saison, avec le retour de la Brigade Loire. Le coach Grégory Poirier espère voir son équipe grimper au classement d’ici la trêve de novembre, suite à leur victoire précieuse à Boulogne-sur-Mer (2-1, le 19 septembre). Jeudi, il a exprimé qu’il se sentait « hermétique » à ce qui se passe autour de lui, se concentrant sur sa mission principale qui est de mener le club à la montée en Ligue 1, avec un collectif normalement mieux préparé.